Zoom sur le viager occupé
Stratégie patrimoniale qui conquit petit à petit. Investissement lucratif pour les connaisseurs. Zoom sur le viager occupé.
Quelques généralités
Pour le crédirentier (créancier de la rente, le vendeur), vendre en viager occupé c’est jouir de son bien jusqu’à son décès.
L’acquéreur doit ainsi attendre que son débirentier partent avant de pouvoir utiliser le logement.
En contrepartie du titre de propriété, l’acheteur verse au vendeur un capital initial appelé bouquet. Par la suite, il est tenu de payer périodiquement une somme déterminée (la rente viagère).
Cependant, dans le cadre du viager occupé, le vendeur est tenu de payer les frais et charges relatifs à son occupation (frais de réparations, diverses taxes…).
Toutefois, les grosses réparations ainsi que la taxe foncière sont à la charge de l’acquéreur. Finalement, les relations entre les parties sont similaires à celles d’un locataire et d’un propriétaire.
Notons qu’il est possible pour plusieurs investisseurs d’acquérir ensemble plusieurs viagers occupés. On parle dans ce cas de viager mutualisé occupé.
Les avantages du viager occupé
Pour pouvoir vendre en viager occupé, l’intéressé doit avoir plus de 60 ans.
Question rentabilité, cet âge joue énormément car les vendeurs de plus de 69 ans bénéficient d’un abattement fiscal. Cet abattement de l’ordre de 70% à partir de 70 ans porte sur de la rente viagère.
De plus, les prix d’acquisition d’un bien en viager occupé sont réduits par rapport à celui d’un bien immobilier classique. En effet, on parle de décote de la valeur d’occupation.
Toujours dans le cadre des avantages du viager occupé, une transaction mutualisée permet aux acquéreurs solidaires d’assumer les risques liés à l’incertitude de la durée de paiement de la rente.
Enfin, si le vendeur désire quitter le logement avant qu’il ne décède, le paiement de la rente fait l’objet d’une majoration de 20 à 40%. Un avantage pour les deux parties !




